La Suisse: multiculturelle sur un petit espace
Eglises chrétiennes en Suisse
Les enfants, les jeunes et les personnes d’autres cultures ne connaissent guère l’Evangile
Objectifs, collaborateurs, partenaires
En bref: l’histoire de la Suisse
Faits et chiffres sur le pays et la population
Avec environ 7,8 millions d’habitants sur une surface de 41‘285 km2, la Suisse est le pays le plus densément peuplé d’Europe; la population se concentre sur le plateau. Sur 7,8 millions d’habitants, les étrangers représentent environ 1,7 million de personnes (22%). Par conséquent, la Suisse est un tapis coloré de groupes ethniques de différences culturelles et sociales. Nombre de ces groupes sont bien loin de vivre des valeurs chrétiennes occidentales.
41% des Suisses sont de confession catholique romaine, 40% reformés évangéliques, 2,5% appartiennent à des Eglises libres, 5,5% à d’autres communautés religieuses et 11% sont sans appartenance religieuse. Parmi les étrangers vivant en Suisse, 44% sont catholiques romains, 5% reformés évangéliques, 17% orthodoxes, 18% musulmans et 2% sans confession. La Suisse, avec 0,33% de bouddhistes, est le pays d’Europe où le bouddhisme est le plus fortement représenté. Dans plusieurs régions de la Suisse, on trouve synagogues, mosquées et temples bouddhistes. (Source Wikipedia)
BewegungPlus et les Eglises Evangéliques Apostoliques Romandes regroupent environ 50 Eglises locales en Suisse.
Eglises chrétiennes en Suisse
Bien que de nombreuses valeurs helvétiques aient leurs racines dans le christianisme et la foi, peu de personnes sont vraiment engagées dans une vie où Dieu et Jésus-Christ jouent un rôle primordial. Pour nombre de personnes, la Bible est devenue un «livre à mystères». Comment l’Eglise peut-elle réussir à retrouver son importance? Une nouvelle ouverture spirituelle est bien perceptible dans la population, cependant, elle se développe souvent en marge de l’Eglise. Les Eglises nationales et libres ont conscience de cette faim spirituelle; elles se sont adaptées et voient depuis le nombre de leurs visiteurs et de membres croître. Beaucoup de chrétiens vivent leur foi avec ferveur, mais ils ne sont plus ou ne veulent plus être rattachés à une communauté.
En revanche, les communautés ethniques comprenant des migrants venant d’Afrique ou d’Amérique du Sud connaissent une belle affluence. Parmi elles, les personnes d’origine musulmane montrent également un intérêt à la foi chrétienne. Les Eglises suisses acceptent ce défi, mais sont encore hésitantes.
Les enfants, la jeunesse, les personnes d’autres cultures ne connaissent guère l’Evangile
Comme dans beaucoup de cantons suisses, l’instruction religieuse chrétienne est bannie de l’école. Une génération d’enfants et de jeunes grandit sans connaître grand-chose de notre héritage chrétien et de Jésus Christ.
Les populations de migrants, arrivant en Suisse et provenant des pays balkaniques, ignorent presque tout de l’Evangile. D’autres valeurs et différences culturelles représentent souvent un obstacle. Nous sommes convaincus que les Eglises d’ici pourraient apporter une grande contribution à leur intégration.
Musulmans, Sikhs et personnes adeptes d’autres religions vivent dans notre voisinage immédiat et attendent aussi des contacts avec la population suisse.
Objectifs, collaborateurs, partenaires

- Communautés monoculturelles ou multiculturelles? (Photo: Gerd Altmans)
Promouvoir et encourager les personnes ayant une vision d’implanter des communautés sociales et des églises répondant à l’unification au sein des cultures et des régions de Suisse.
Nous avons à cœur le contexte actuel d’implantation d’Eglises en Suisse.
Motiver, former et encourager les Eglises à s’ouvrir au multiculturalisme pour qu’elles deviennent des lieux de rencontrent internationaux.
Les chrétiens suisses et étrangers devraient permette aux Suisses et aux étrangers résidant en Suisse de mener une vie chrétienne proactive.
En bref: l’histoire de la Suisse
- La Confédération a été fondée en 1291 sous l’alliance faite par des cantons des vallées de Suisse centrale: ils voulaient défendre leur indépendance traditionnelle face à la soif de pouvoir grandissante des comtes de Habsbourg. La Constitution en vigueur actuellement porte toujours les traces du Pacte fédéral de 1291 qui, d’après les recherches, date effectivement de plus de 700 ans. Le tir à l’arbalète dans la pomme a-t-il bien eu lieu et Guillaume Tell, décrit comme le héros libérateur suisse, a-t-il vraiment existé ? Ces récits ont donné lieu à de nombreuses controverses et il est peu probable qu’ils aient existé. Il n’existe pas de document démontrant l’authenticité historique de Guillaume Tell; par contre, il existe de nombreux indices prouvant qu’il ne s’agit que d’une figure légendaire. Toutefois, depuis le XVe siècle et jusqu’à aujourd’hui, il incarne toujours dans la pensée populaire, l’esprit des Anciens Confédérés.
- Bientôt, quelques villes (Lucerne, Zurich et Berne) entrent dans l’alliance de la Confédération suisse. La Confédération a exploité les rivalités qui existaient entre le pape, l’empereur et les princes pour agrandir sa marge de manœuvre et son territoire: lorsque l’Empereur des Habsbourg mit son emprise sur le peuple (la conquête des terres ancestrales des Habsbourg en Argovie en 1415) ou lorsque le pape excommunia les Habsbourg (conquête de la Thurgovie en 1460). Conformément à la loi médiévale, quiconque pouvait faire main basse sur ce qui était proscrit sans craindre le châtiment des plus hautes autorités.
- La Réforme (Zwingli en 1523 à Zurich et Calvin en 1536 à Genève) a apporté une première épreuve difficile à la Confédération. Plusieurs guerres civiles entre les grandes villes du plateau suisse et les régions rurales conservatrices de Suisse centrale (avec Lucerne) ont empêché une fusion organique de la Suisse et ont favorisé des réflexions à petite échelle.
- Le siècle des Lumières, avec ses critiques de l’absolutisme («Ancien Régime») n’est en aucun cas une invention suisse, cependant il a déjà porté ses premiers fruits sur le plan politique. Les revendications légitimes des sujets vivant dans les zones rurales des grands cantons (ZH, BE, LU, VD, BL, SG) et dans les «baillis communs» (en particulier AG, TG, TI) se sont heurtées à un blocage obstiné des «gentilshommes miséricordieux» (Gnädigen Herren). L’insécurité croissante éclate tout d’abord en France avec la Révolution et conduit ensuite à l’anarchie, au chaos et à la mort.
- Cependant, cette expérience n’incite pas les Suisses à la réforme. La Révolution arrive en Suisse en 1798: les révolutionnaires suisses, aidés des Français, renversent l’ancien ordre et établissent la République helvétique centralisée. L’expérience échoue en raison des attentes irréalistes des révolutionnaires et des paysans libérés. Toujours est-il, qu’avec le développement de l’école publique (Pestalozzi) les bases sont jetées pour qu’une génération plus tard, la Suisse soit prête pour la démocratie.
- Au plus tard en 1802, il était clair, que la République helvétique centralisée ne trouverait aucun soutien auprès de la population. En 1803, l’Empereur français Napoléon impose à la Suisse l’acte de médiation, par lequel il crée plusieurs nouveaux cantons. AG, SG, TG, TI, VD et GR deviennent alors des cantons à part entière dans la Confédération. GE, VS et JU sont annexés à la France (incorporés dans leur propre territoire). Après la chute de Napoléon en 1815, on pense tout d’abord revenir à l’ancien ordre (le règne du «gentilhomme miséricordieux»), cependant les nouveaux cantons de 1803 restent indépendants et GE, NE et VS deviennent des cantons à part entière de la Suisse.
- La mise en œuvre de nouvelles idées se fait graduellement. A partir de 1830, dans de nombreux cantons, la charte cantonale est révisée (adaptée) et réintroduit les droits plus démocratiques (Régénération [renouvellement]). En Suisse centrale, plus spécialement à Lucerne, se développe un foyer de forces libérales; cependant, les conservateurs ont toujours le dessus. Les catholiques conservateurs influents rejoignent le «Sonderbund» (alliance secrète) contre les cantons libéraux et cherchent un soutien en Autriche. Non seulement ils sont venus juger les cantons libéraux, mais ont heurté ceux qui avaient les mêmes convictions qu’eux. Leur attitude obstinée a provoqué la guerre du Sonderbund qui, après une courte période, s’est soldée par la défaite des conservateurs.
- Maintenant la voie est libre pour la Constitution fédérale moderne. Après bien des changements et deux révisions totales (en 1874 et 1999), les principales dispositions sont toujours en vigueur. La Constitution fédérale suisse de 1848 instaure un parlement national et un gouvernement cantonal. Dans la lutte culturelle entre les libéraux et les conservateurs, les éléments d’une démocratie directe se sont développés: la première révision totale de la Constitution fédérale en 1874 a introduit le droit de référendum et celle de 1891 celui de l’initiative populaire.
- Le XIXe siècle agité est également empreint par l’industrialisation et le développement déchaîné des moyens de transport et techniques de communication modernes. De vastes bouleversements économiques et sociaux secouent les peuples européens. L’insécurité qui touche la plus grande partie de la population favorise la venue d’un nouvel antisémitisme enflammé dans toute l’Europe.
- A peine le XXe siècle voit-il le jour sous le signe de l’espoir, que déjà la Première Guerre mondiale (1914-1918) détruit l’espoir d’un développement pacifique. Les privations de la guerre, qui touche durement les travailleurs, ont conduit en Russie à sa Révolution de 1917, en Allemagne et en Autriche à des bouleversements politiques. En Suisse, lors de la grève générale de 1918, les travailleurs revendiquent une réforme sociale. Bien que la grève générale ait été écrasée par l’armée, les revendications sont satisfaites au cours des décennies suivantes, ce qui montre qu’elles n’étaient pas totalement irréalistes.
- La crise économique mondiale, dite aussi dépression (1929-1932), apporte en Allemagne la prise du pouvoir par les nationalistes. Le mouvement nationaliste est le principal responsable des atrocités inimaginables de la Deuxième Guerre mondiale et de l’Holocauste. La Suisse est restée l’un des rares pays d’Europe épargné par la guerre; toutefois, avec sa politique des réfugiés restrictive et la réception de l’or volé, elle endosse une responsabilité morale.
- La deuxième moitié du XXe siècle a finalement été placée sous le signe d’une croissance économique presque sans limite, qui a permis l’émergence de la société d’abondance libérale actuelle. Par contre, le revers de la médaille est l’apparition des problèmes liés à l’environnement et à l’individualisme à outrance.
(Source: www.geschichte-schweiz.ch)






